Connaissez-vous les 7 merveilles du Monde.

 

                            Par la Rédaction du Site

 

     On les qualifie de « Merveilles du Monde » parce qu’ils constituent l’ensemble des œuvres architecturales et artistiques les plus extraordinaires du monde antique. Elles correspondent toutes à des réalisations qui excèdent largement les proportions communes. Ces œuvres montrent qu’avec des moyens, pour nous rudimentaires, architectes et bâtisseurs de l'époque étaient capables, à force de labeur et d’ingéniosité, d’ouvrages prodigieux. Cliquez sur la photo pour lire la suite

           

                                                                                                       

            1) Date d’existence des 7 Merveilles du Monde

 

         L'idée originale des sept merveilles du monde date d’Hérodote (484 av. JC – 425 av. JC) et Callimaque de Cyrène  (305 av. JC – 240 av. JC) qui ont établi une liste qui comprenait le Phare d’Alexandrie, les jardins suspendus de Babylone, la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, le temple d’Artémis à Ephèse, le mausolée d’Halicarnasse, le Colosse de Rhodes et la Grande pyramide de Kheops (à Gizeh). Seule la grande pyramide de Gizeh a survécu jusqu'à nos jours. Les six autres ont été détruites par le feu, par des tremblements de terre et par d'autres causes.

 

 

            2) Particularités des 7 Merveilles du Monde

 

         Compte tenu que la plupart de ces ouvrages avaient été édifiés près de la mer, la liste des 7 Merveilles a été constituée à partir de récits de grands voyageurs, souvent des érudits, revenus de leurs pérégrinations pleins d’enthousiasme pour ce qu’ils avaient vu.

 

                Ces merveilles sont toutes des ouvrages particuliers et non des villes ou des sites naturels. Par rapport aux réalisations grecques de taille plus ou moins modeste mais très élaborées, c'est par leur gigantisme, caractéristique qui laisse toujours chez le visiteur une forte impression, que se distinguent les monuments considérés.

 

                Leurs dates de construction, approximatives pour la plupart, s'étendent sur plusieurs siècles, entre environ 2650 av. J.-C. pour la pyramide de Kheops et le début du IIIè siècle av J.-C, pour le phare d’Alexandrie, considéré comme le plus récent. L'existence de toutes ces merveilles est plus ou moins attestée par des témoins archéologiques, exception faite des « Jardins suspendus » de Babylone, dont il ne subsiste aucune trace probante, et dont la réalité historique est toujours en question.

 

                Enfin, la superstition du chiffre magique serait venue d’Asie Mineur comme semblerait le confirmer un traité ionien. Ce qui pourrait expliquer dans la « liste des merveilles » le nombre supérieur de réalisations d’Asie mineurs, donc extérieures à la Grèce proprement dite. Par la suite, le chiffre 7 eut un succès qui ne se démentit jamais dans tous les domaines et on ne compte plus les groupes de sept éléments.

 


                3) Quels sont les 7 Merveilles du Monde

Ces œuvres se situent autour du bassin méditerranéen :

           - la pyramide de Khéops à Memphis (Gizeh ou Gizâ), en Égypte (seule merveille encore debout aujourd'hui) dont la construction est située -2650 av. J.-C (+ 25 ans de travaux) : L'Ancien Empire fut une époque de magnificence et de mystère, une période où les grands rois détenaient un énorme pouvoir et gouvernaient comme des dieux. Leur fabuleuse richesse et l'accès à une main-d'œuvre presque illimitée ont permis à ces monarques d'édifier les plus spectaculaires monuments du monde : les grandes pyramides d'Égypte. Ces montagnes de pierre massives dominent toujours l'horizon aux abords du Caire, se dressant comme les témoins muets de l'ingéniosité et de la puissance de nos ancêtres.

        - les jardins suspendus de Babylone, en Mésopotamie (Irak actuel) dont la construction se situe auVIe siècle av. J.-C : Babylone connut, sous le règne du fameux roi Nabuchodosor II (604-562 av. J.-C.), un prestige sans égal auprès des peuples de Mésopotamie et d'ailleurs. Elle devait être à elle seule, et toute entière, une merveille, comme le relatent avant les auteurs classiques, au premier rang desquels figure Hérodote, les Babyloniens eux-mêmes

        - la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie, en Élide (Grèce) dont la construction se situe -437 (+ 5 ans de travaux) : La statue colossale de Zeus qui trônait à l'intérieur du temple du dieu à l'Olympie, en Elide, attirait dans ce lieu sacré des foules de fidèles. Cette vénération était due, d'une part, au caractère panhellénique du sanctuaire où les athlètes de tout le monde grec se retrouvaient tous les quatre ans, et d'autre part, à la notoriété de l'auteur de la statue, l'illustre Phidias. Malheureusement, elle fut emportée à Constantinople et détruite en 475 apes. J.-C. par un incendie. Elle ne nous est donc connue que par les récits admiratifs des auteurs anciens et quelques figurations sur des monnaies.

        -  le tombeau de Mausole, à Halicarnasse, en Carie (Turquie actuelle) dont la construction se situe à -355 (+ 6 ans de travaux) : Le Mausolée d'Halicarnasse tire son nom de Mausole, souverain et réorganisateur de l'ancienne cité-état d'Halicarnasse. Ce monument dominant la ville, fut implanté dans un paysage magnifique afin d'arbitrer une tombe qui soit digne de sa renommée, mais lorsque le roi mourut en -353 av. J.-C., les travaux étaient toujours en cours, et ce fut sa veuve Artémise qui les fit achever

 

       - le temple d'Artémis, appelé aussi Artémision, à Éphèse, en Ionie (Turquie actuelle) dont la construction se situe à -340 (+ 1 siècle de travaux) : Le temple d'Artémis à Ephèse était l'un des plus grands du monde grec avec celui d'Héra à Samos et d'Apollon didyméen à Milet. L'ancienneté du culte fut démontrée par les fouilles qui mirent au jour les fondations d'un temple du VIIIe s. av. J.-C. Mais c'est au VIe siècle, après la destruction du temple archaïque par le feu, que fut construit la fameuse Artémission dont les proportions colossales, la richesse de sa décoration, le renom de la déesse et la prospérité de la ville, l'ont fait ranger parmi les Sept Merveilles du Monde.

           - la statue en bronze d’Hélios, dite Colosse de Rhodes (Grèce) dont la construction se situe à -303 (+ 12 ans de travaux) : Le colosse de Rhodes fut le monument qui eut la durée de vie la plus courte : 56 ou 66 ans avant de disparaître, victime d'un tremblement de terre. Il est, aussi, l'ouvrage pour lequel les reconstitutions sont les plus difficiles à établir. Pourtant les descriptions que les auteurs antiques nous en ont laissées ne laissent aucun doute sur une chose : le colosse était bel et bien le symbole de la puissance d'une des plus riches cités marchandes de la période hellénistique.

         - la tour-fanal de Pharos, dite Phare d'Alexandrie (Égypte) dont la constructions se situe à -290 (+ 10 ans de travaux) : De toutes les merveilles qui constituent ce que l'on appelle de nos jours la liste canonique, le Phare d'Alexandrie est la plus jeune, peut-être aussi (la Grande Pyramide mise à part) la plus connue. D'ailleurs, par un heureux hasard, ce monument destiné à guider les marins vers le port grâce à la majesté de son architecture et à l'éclat de son foyer fut édifié dans cette ville d'Alexandrie qui justement rayonna d'un éclat particulier sur le monde hellénistique. Le rapprochement est facile mais néanmoins suffisamment intéressant pour qu'on y prête quelque attention.

      4) Les prétendus à la liste des Merveilles du Monde

               

                Nombreux sont prétendants à la place de « Huitième Merveille du Monde ». Cependant, il est important de relativiser le nouveau classement tel que "les sept nouvelles merveilles du monde", ou ajouter une "huitième" merveille du monde au classement déjà existant, puisque tout bâtiment de construction remarquable doit être considéré comme une "merveille du monde". Prenons pour exemple la grande muraille de Chine, sa construction est au moins contemporaine à celle du Phare d'Alexandrie et du Colosse de Rhodes, la raison pour laquelle elle ne figure pas au classement est que les historiens antiques ayant établi cette liste n'ont pas voyagé aussi loin.

 

                Parmi, les prétendants qui ont marqué l’histoire : 

              - Cahokia, une immense ville construite au XIIe siècle par les Amérindiens (ville de l’Amérique antique sur le Mississippi). Elle n’est cependant pas “historique” au sens étroit du terme, car les Cahokiens n’ont laissé aucune trace écrite.) A son apogée, au XIIe siècle, ce centre urbain implanté dans les plaines alluviales du Mississippi, dans l’ouest de l’Illinois, à quelques kilomètres à l’est de la moderne Saint Louis, était probablement plus grand que le Londres de l’époque. Son influence économique, culturelle et religieuse s’étendait sur une grande partie du centre des Etats-Unis. Il était doté d’une place centrale de 25 hectares et abritait la troisième plus grande pyramide du Nouveau Monde (ou “colline des Moines”, de plus de 30 mètres de haut). Cahokia comptait au moins 20 000 habitants

          - La Grande Muraille de Chine : Constituée d'un ensemble de fortifications militaires chinoises construites, détruites et reconstruites en plusieurs fois et plusieurs endroits entre le iiie siècle av. J.-C. et le xviie siècle pour marquer et défendre la frontière nord de la Chine

 

    D’autres prétendants avec moins de référence historique :

 

                        - L'acropole d'Athènes en Grèce ;

                       - Le Christ Rédempteur à Rio de Janeiro au Brésil ;

                        - Les Moaïs de l'île de Pâques au Chili ;

                        - La Tour Eiffel à Paris en France ;

                        - La mosquée Sainte-Sophie à Istanbul en Turquie ;

                        - La statue de la Liberté à New York aux Etats-Unis ;

                        - Le Taj Mahal à Agra en Inde ;

                        - La ville de Tombouctouau Mali.