Evolution Economique et Financière à Djibouti

 

 

         En termes de structure et d’articulation de l’activité économique, les trois dernières décennies présentent un point commun : le Secteur Tertiaire contribue à plus de 80% au PIB. S’agit-il d’un échec (absence de politique en faveur de redressement des autres secteurs) ou de réussite (politique économique active pour renforcer le secteur tertiaire) ? La réponse est mitigée au regard de la persistance de la Pauvreté. En effet, l’incidence de la Pauvreté relative et de la pauvreté extrême a connu sur la période 1996-2012, une hausse dramatique, passant, respectivement, de 64,9% à 78% et de 34,5% à 45,2% (EDAM3-IS non validée, 2012). Les mêmes résultats de l’enquête montrent également que la pauvreté est généralisée et qu’elle touche toutes les catégories sociales. Parallèlement, la croissance économique progresse à un rythme normal passant en moyenne de 3% à 5.9 % entre 2007 à 2010. Embellie économique engendrée par : - nette progression des secteurs de Transport et, en particulier celui de marchandise (+29% à l’entrée grâce aux importations éthiopiennes et 8% à la sortie en 2008), de Télécommunication (+23% en 2007 pour les lignes fixes accompagnée d’une croissance des téléphones mobile de 13900 à 165613 abonnées entre 2002 et 2010), - augmentation relative de l’Offre de Crédit grâce à l’augmentation du nombre d’établissements de crédit. Cependant, l’impact de la croissance économique a été moindre sur le contexte social puisque l’Indicateur de Développement Humain (IDH) a faiblement progressé entre 2005-2010 passant de 0,382 à 0,403 etselon les analyse des données de l’EDAM3-IS de 2012, Le taux de pauvreté extrême s’est établi à 41,9% et le taux de pauvreté relative à 79,4%. De même, la balance des paiements courants est resté figée sur un déficit chronique durant les trois dernières décennies.

 

 

          Durant les trois dernières décennies, le contexte économique a été fortement marqué par le contexte politique. Dans la première période, les réalisations en faveur de l’activité économique ont été très faibles en raison de l’intense activité politique (reformulation de différents services de l’Etat avec loi 48/AN/83 du 26 juin 1983…). Cependant, les différents secteurs de l’activité économiques ont été concernée par des actions : - spécifiques (soutien financier pour l’acquisition des équipements de la pêche), - régionales (Projet d’aménagement du périmètre agricole de Mouloud (région de Dikhil) et le Projet d’aménagement du périmètre agricole d’Attar (région d’Arta, - globales : (Création de la Chambre de Commerce et d’Industrie en 1978 ; Extension de la Zone Industrielle Sud aux Salines Est en 1987….). La deuxième période (1989-1999) sera davantage axée sur les Réformes Administratives, Economiques et Financière en raison d’une part du conflit armé (1991) et, d’autre part, de l’application des Programmes d’Ajustements Structurels de conceptions libérales imposées par les institutions de Brettons Wood. Les deux réformes majeures de la deuxième période ont porté sur – assainissement des finances publiques (contrôle des dépenses et amélioration de recouvrement des recettes,….), - la loi de 1997 relative à la Privatisation de certains établissements publics. Enfin, la troisième période constituera une continuité des réformes entreprises dans la précédente décennie. Une série de réalisations produites : - en faveurs du Secteur Primaire (Programme de plantation de palmier dattier en 2005, Programme de création de périmètres agro-pastoraux engagé en 2006, Programme de reboisement de 2005/2011, Développement de l’activité de transhumance et de transit, promotion et le développement de l’élevage périurbain, la construction d’une usine de transformation des produits de la pêche sise au Port de Pêche en 2009 ), - en faveur du Secteur Tertiaire (un contrat de concession du Port de Djibouti (PAID) en 2000 d’une durée de 20 ans, de l’aéroport en 2002, une amélioration des infrastructure de transport routières, portuaire et aéroportuaire…

 

 

         Enfin, les défis sont nombreux à relever. Le premier défi que les trois dernières décennies n’ont pas pu relever restera évidemment le décollage du secteur primaire et secondaire et notamment : - la promotion des activités industrielles et, en particulier, l’industrie de substitution aux importations de biens de première nécessité. De même, l’encouragement de la petite agriculture (périurbaine) et le développement des programmes d’aménagement des périmètres agricoles régionaux permettront d’atténuer les effets de l’insécurité alimentaires.

 

 

                                                                                  La Rédaction du Site

 

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