Le E-commerce, un avenir prometteur à Djibouti…..

                                                      Par la rédaction du Site

 

 

            Djibouti est en retard dans le E-commerce : Pour un secteur tertiaire contribuant à hauteur de 85% au PIB dans le pays, il est important de souligner malheureusement l’absence d’une diversification dans l’offre de prestations. Cette offre repose pour sa quasi-totalité sur une offre physique. Ainsi, le commerçant dispose d’un enseigne physique où les clients se rendent pour se procurer le bien ou le service nécessaire. Cependant, les commerçants de la place sont parfaitement informés qu’il existe un autre moyen plus rentable pour développer davantage leur commerce (le E-commerce). Certains vont aller jusqu’à créer un site Internet pour présenter leurs biens ou services offerts et l’opération s’arrête au niveau de la consultation des produits sur internet. Aucun achat ou vente ne s’effectue pour le moment par Internet sauf pour quelques banques de la place qui offrent la possibilité de procéder à des virements via internet.

 

            Pourtant, le E-commerce est puissant outil de développement de l’entreprise ou du commerce. Il permet de déplacer l’offre (vente) jusqu’à domicile ou proximité du client. Ce dernier n’a plus besoin de se déplacer pour chercher le bien ou s’informer du prix d’un bien.

 

 

            A) Pour bien comprendre le mécanisme du E-commerce, il faut d’abord faire distinguer, il existe une typologie préétablie du e-commerce :

 

               -  le B to B (Business to Business) qui correspond à des transactions inter-entreprises. Stratégiquement, il concerne les achats des matières ou produits transformés ou vendus directement au client. Dans cette typologie, les clients sont les entreprises car les produits vendus sont destinés au fonctionnement de l’entreprise. Précisément, le B to B concerne les relations entre les fournisseurs et les détaillants car une entreprise ou un commerçant peut procéder à un achat sur internet.

 

               -   le B to C (business to customers) qui correspond à la vente au détail à des consommateurs. C’est la forme la plus classique où un cybercommerçant vent ses produits ou offre ses services directement à des consommateurs et non pas à une entreprise, car il ne détient pas le stock suffisant pour satisfaire une commande émanant d’une entreprise.

              -  le C to C (customer to customer) qui correspond à des transactions entre consommateurs ou particuliers.  C’est la forme la plus moderne, la plus sophistiquée et la complexe. La vente ou l’achat passe par un intermédiaire qui ponctionne une commission. Les cybercommerçants peuvent solliciter le service d’un cyber intermédiaire pour faire la publicité et procéder aux ventes ou aux achats des produits et services..

 

            Généralement, le B to C représente un volume de transactions bien supérieur au B to B ou C to C à Djibouti. Contrairement à d’autres pays où le B to B représente des transactions bien supérieurs aux autres méthodes. Cependant, les détaillants des produits alimentaires à Djibouti s’approvisionnent auprès des fournisseurs qui eux-mêmes parfois s’approvisionnent auprès des importateurs.  Pour cela, la relation entre consommateur final et importateur passe directement par plusieurs intermédiaires qui ponctionnent à chaque étape une commission rendant ainsi le prix de revient plus élevé. D’où l’intérêt de penser sérieusement à la mise en place et au développement de l’e-commerce.

 

 

            B) Le E-commerce présente plusieurs avantages intéressant que les autres modalités de vente :

                     

                   * Les coûts de l’Information : le fait de rechercher physiquement un bien de magasins en magasins est plus coûteux que de surfer sur internet. Non seulement, le consommateur gagne en temps en retrouvant rapidement le bien recherché mais aussi, il s’offrir ce bien à moindre prix en comparant rapidement les différents sites qui présentent le même bien.

 

                        * Les coûts d’entrée : ces coûts qui constituent une barrière importante sur le marché physique sont faibles sur le e-commerce. A travers son site de commerce électronique, le commerçant peut avoir une présence nationale sans disposer d’un réseau de magasins sur le territoire. L’affaiblissement de ces coûts d’entrée rend compétitifs les prix de ventes des commerçants d’où la concurrence rude entre les sites au bénéfice du consommateur.

 

                        * les coûts de catalogue : ces coûts sont onéreux sur le marché physique car le commerçant est obligé de supporter des coûts élevés pour modifier son catalogue en raison de variation de prix ou de nouveau produits à vendre. Alors que sur le site de commerce électronique, le changement se fait instantanément et sans coût. L’ajustement des prix et des produits permet au commerçant de réagir rapidement en cas de baisse de prix par ses concurrent (ou vice-versa).

 

 

            C) Cependant, deux problèmes subsistent :

 

                        - le paiement en ligne et la livraison différée du produit rendent la transaction incertaine que celle d’une transaction physique. Pour la première inquiétude, les banques arrivent et les commerçants disposent de puissants outils de protection pour sécuriser les paiements en lignes. Pour ce qui est de la livraison différée ou de non livraison, la législation des pays qui appliquent le e-commerce opte en faveur de la protection du consommateur.

 

                        - le profit ou la préférence révélés des consommateurs : en surfant et commandant sur le net, le consommateur dévoile ses goûts et risque par la même occasion de voir sa boîte e-mail inondés de publicités.

 

 

            D) Incitation à l’E-commerce à travers un concours : Quant ils seront bien rodés, les cybercommerçants pourront se regrouper autour d’une Fédération de la Vente à Distance (FEVAD). Cette FEVAD aura pour rôle principal de décerner un prix annuellement au meilleur site de e-commerce en raison de l’originalité de son concept, de ses qualités graphiques et ergonomiques mais aussi de ses perspectives de développement. D’une certaine façon, ce prix correspond à un concours réservé aux cybercommerçants qui exerceront et domiciliés à Djibouti.

 

 

            E) Les étapes à respecter pour monter son commerce électronique :

 

                        * S’assurer que vous êtes à jour avec les formalités administratives (paiement de la patente annuelle, déclaration d’impôt). Pour cela, les futurs cybercommerçants peuvent se renseigner auprès du guichet unique de l’ANPI pour les formalités administratives

 

                        * Réaliser une analyse stratégique adaptée à votre e-commerce : Les analyses diffèrent si l’entreprise est ancienne ou nouvellement créée (pour cette dernier, il faut qu’elle sache trouver sa place dans le marché existant). Surtout, cette analyse doit permettre d’évaluer le coût et les opportunités de votre commerce électronique. Parfois, la concurrence peut-être rude au niveau des prix car une entrée sur le e-commerce risque de conduire à des ventes faibles car la demande est déjà saturée ou captée par d’autres commerce électronique.

 

 

                        * Transformer la visite du site en achat : Les choix commerciaux jouent aussi un rôle important dans la fidélisation de la clientèle. Les promotions, les cadeaux offerts suite aux achats permettent de garantir un marché de masse dans votre secteur (aussi particulier soit-il). Il faut savoir mettre en avant les produits phares, les nouveautés et proposer des commentaires sur vos produits. Surtout n’oubliez pas de rendre la recherche d’un produit facile sur votre site.

 

                        * Savoir développer les ventes : Plusieurs techniques existent allant du cross-selling au up-selling. La valeur d’un produit diffère s’il est vendu en lot ou seul. Donc les offres de prix doivent être discriminées afin de capter la totalité de la demande. De fait, la différenciation des produits ne doit pas seulement porter sur la marque mais, aussi, sur la fidélité du client, ses différentes commandes….

 

                        * Attirer le consommateur en sachant conserver sa fidélité et sa confiance : cette étape dépend de votre aptitude commerciale. Si vous savez vendre alors vous saurez attirer des nouveaux clients. Car les choix techniques (qualité de présentation du site, nouveauté des produits) vont permettre de personnaliser les offres et d’accroître la réputation et la confiance. Un client doit être toujours « chouchouté ». Pour cela, il faut l’attirer avec de petites attentions commerciales (remises particulières, offres spéciales personnalisées….)

 

 

Conclusion

 

            Dans la République de Djibouti, le développement du E-commerce constituera un principal atout pour diversifier de l’offre classique des produits et services (marché physique). Il a un avenir promoteur car toute l’activité économique est concentrée dans la capitale et ceci réduit la portée spatiale de l’offre des produits au niveau des régions. Pour le moment, cette activité passe par un marché physique où le consommateur se déplace pour acheter le bien. Sauf que le marché physique ne concerne que les clients souhaitant se déplacer et faire un effort pour chercher, s’informer et négocier.

 

            Avec le E-Commerce, le marché physique laisse la place à la proximité et un marché proche du client. Tout le monde connaît l’adage néoclassique de Say « l’offre créée sa propre demande ». Une variété de biens disponible à des prix abordables et à proximité du client créer toujours un désir d’achat que les biens éloignés.

 

            Ainsi, le rapprochement de l’offre et de la demande permettra non seulement aux clients de la capitale mais, aussi, ceux des régions de l’intérieur de s’informer instantanément des nouveautés des produits, de l’ajustement des prix. Ils peuvent aussi passer des commandes et la livraison peut se faire directement dans la localité concernée. En se déplaçant vers les clients, l’offre captera le maximum de client donc la demande croîtra avec l’offre du commerce électronique.

 

            En effet, le développement du E-Commerce permettra de créer des emplois jusque là inexistants. A lui seul, le E-commerce représentera pour la république de Djibouti un secteur d’activité à part entière. Car les métiers d’informaticiens seront développés, les livraisons de produits entre la capitale et les régions vont proliférés, le métier de cyberintermédiaire va apparaître (le client passera sa commande à travers un intermédiaire cybercommerçant domiciliés à Djibouti pour commander un bien disponible au Japon ou ailleurs).

 

            Les emplois crées par l’E-Commerce pourront même dépasser la frontière du pays pour aller capter la demande des pays voisins. A ce moment, c’est la stratégie C to C qui dominera le commerce électronique. C’est la forme la plus complexe du E-Commerce mais, c’est aussi la forme qui crée le plus d’emplois. Il est prévu une création d’emplois entre 5000 à 10 000 (prévision de la rédaction du site) avec le développement du E-Commerce.

                                                                                   Bon courage……..