Actualité Economique du 10 Octobre 2013

 

 

  

 

* Finance Islamique :  

 

     * Le 9ème Forum Economique Islamique Mondial se déroulera du 29 au 31 octobre à Londres. Cette Finance attire de plus en plus des pays occidentaux car elle représente une manne financière de 500 milliards d’euros d’investissements à travers le monde. En outre, l’économie de biens et de services conformes à la charia est estimée à 8 000 milliards de dollars, soit 5 900 milliards d’euros, pour une population mondiale de 1,6 milliard de musulmans. Le taux de croissance annuel de l’économie islamique mondiale est de 10% à 13%, quand le taux de croissance de l’économie mondiale est de 3,3% en 2013 selon les prévisions du FMI. En conséquent, les pays occidentaux et d’autres pays émergeants vont se bousculer au Forum pour s’accaparer une part de cette finance émergente, à côté des pays du « business oumma », prétendants naturels au rang de référence mondiale pour la Finance Islamique. Ainsi, Dubaï ambitionne d’être un acteur majeur de la Finance Islamique, un centre pour l'alimentation halal, une destination idéale pour le tourisme familial, la première plate-forme du e-commerce et de l'économie numérique islamiques, la capitale mondiale de l'innovation et des arts, une référence pour la connaissance, l'éducation et la recherche dans tous les piliers de l'économie islamique

 

 

* Canada : Blackberry :

 

            ° la fin d’un géant du téléphone mobile….ça n’arrive pas qu’aux petits. L’entreprise canadienne Blackberry sera vendue pour un montant de 4,7 milliards de dollars alors qu’elle pesait à plus de 100 milliards de dollars en 2007. A cette époque, le titre cotait 230 dollars contrairement à 2013 où il a du mal franchir les 9 dollars. La raison de cet effondrement réside dans la concurrence acharnée des générations récentes de smartphones. Blackberry n’a pas su développer une gamme concurrentielle de téléphonie mobile pour s’imposer sur le marché des smartphones, un marché largemenent dominé par Androïd. 

 

 

* Nigéria

 

      * 24/09 : La saga continue : A croire que le Conseil de Directoire ne sait pas trancher. Le conseil d'administration du groupe bancaire panafricain, réuni à Lomé (Togo), vendredi 20 septembre, a décidé de confier à Seydou Ba, ancien Président de la Cour commune de Justice et d'Arbitrage de l'Ohada, le soin d’enquêter de façon indépendante sur les allégations de Laurence do Rego, la directrice des finances et du risque, suspendue depuis le début du mois d'août

      Par ailleurs, dans le but de renforcer la Charte de gouvernance, le conseil d'administration d'Ecobank a également décidé le 20 septembre "de recourir aux services d’un cabinet de réputation internationale pour procéder immédiatement à un examen détaillé et faire les recommandations appropriées." Il a par ailleurs été décidé de nommer un des quatre plus grands cabinets d'audit au monde pour examiner les recommandations des régulateurs, quand celles-ci lui seront adressées. 

 

      * Suspendue au mois d’août de son poste en tant que directrice financière d’Ecobank, Laurence do Rego s’en prend à ses ex-employeurs. Les raisons de son limogeage repose sur l’absence de qualifications professionnelles que Laurence do Rego prétendait détenir. À quoi cette dernière répond qu’elle n'a jamais menti sur ses qualifications et affirme qu’elle a fourni les documents du ministère de l'Éducation français prouvant qu’elle a effectivement soutenu sa thèse. En tout état de cause, Laurence est limogée et sa raison a été rapide. Elle accuse Kolapo Lawson , le président de la banque, et Thierry Tanoh , le nouveau directeur général, d’avoir tenté de vendre des actifs à un prix "bien en dessous de leur valeur du marché". Elle affirme également qu'il lui a été demandé d'annuler les dettes dues par une société immobilière présidée par Kolapo Lawson ainsi que de manipuler les résultats financiers de 2012 afin d'améliorer ceux de 2013 au moment où Thierry Tanoh avait été confirmé à son poste de directeur général. Pour sa part, Kolapo Lawson nie toute tentative de radiation de la dette et a remboursé les 1,6 milliard de naira (10 millions de dollars) que sa société familiale devait à Ecobank le mois dernier. Pour enfoncer d’avantage EcoBank, Laurence do Rego s'interroge également sur les procédures entourant l'approbation d'un bonus de 1,14 million de dollars à Thierry Tanoh en 2012. Ce dernier serait, selon elle, supérieur de 935 967 dollars à ce qu'il aurait été en vertu de son contrat. Cela alors que d'autres cadres de la banque avaient vu leur bonus amputé. Jeremy Reynolds, porte-parole d’Ecobank a déclaré que le bonus de Thierry Tanoh avait été augmenté "avec l'approbation du comité de gouvernance".

       En tout cas, les allégations de Laurence do Rego rallument les divisions au sein du conseil d'administration de la banque suite à des désaccords antérieurs. La Banque centrale du Nigeria (BCN) avait informé Ecobank en avril dernier que Kolapo Lawson n'avait pas respecté son engagement de rembourser une dette due à l'Asset Management Corp du Nigeria (Amcon, une entité mise en place par la BCN en 2010 pour absorber les actifs non-performants des banques nigérianes dans la foulée du crash bancaire de 2009). Le sud-africain Public Investment Corporation (PIC), premier actionnaire d'Ecobank, avait également fait part de ses inquiétudes à propos d’un litige impliquant des entreprises associées à Kolapo Lawson, le président du groupe.

Le conseil d'administration d'Ecobank s'était réuni lundi 5 août afin de décider du sort de son président. 

 

*  Etats Unis d'Amérique 

 

     ° 16/09 : L'opposition de la gauche du Parti démocrate à son éventuelle sélection était devenue trop embarassante, Larry Summers a annoncé, dimanche 16 septembre à Barack Obama, qu''il renonçait à postuler à la présidence de la Banque centrale américaine (Fed). Le plus souvent le patron de la Fed, personnage le plus écouté du monde de la finance, reste en place des années après le départ du chef de l'État qui l'a initialement sélectionné. Un tiers des sénateurs démocrates s'étaient prononcés d'avance implicitement contre lui, avant même qu'il ait été nominé par Barack Obama. Ces élus font en effet campagne pour Janet Yellen, aujourd'hui vice-présidente de la Fed. Ils reprochaient à Larry Summers d'abord d'avoir été étroitement associé à la déréglementation bancaire dans les années 1990, alors qu'il était Secrétaire au Trésor de Bill Clinton. Son travail largement rémunéré par la suite pour plusieurs grandes banques de Wall Street était également perçu comme une faiblesse et une source de conflit d'intérêt par ses détracteurs. S'il était devenu patron de la Fed, les investisseurs lui prêtaient en outre l'intention d'accélérer l'abandon de certains aspects de la politique monétaire ultra-stimulante en vigueur.

       De plus Larry Summers, agé de 58 ans, diplômé de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology, passe pour un homme arrogant, coléreux, et d'un tempérament incompatible avec l'esprit collégial qui règne généralement entre les gouverneurs de la Fed et le président du Conseil des gouverneurs, poste qu'occupe Ben Bernanke depuis 1986. Circonstance aggravante, en 2006, Larry Summers a dû démissionner de la présidence de l'Université de Harvard, après avoir perdu la confiance des professeurs de la prestigieuse institution.

        L'abandon de Larry Summers permet à la Maison blanche de faire l'économie d'une confrontation stérile de plus avec le Sénat où les démocrates ne disposent que d'une courte majorité. Pour autant la décision inattendue ne garantit en rien que Janet Yellen soit sélectionnée. Favorite des économistes sondés sur la question, très appréciée dans les rangs des adversaires démocrates de Larry Summers, selon la presse américaine elle ne semble plus figurer parmi les noms présentis par Barack Obama. On reparle maintenant de la nomination possible de Donald Kohn, ancien vice-président de la Fed, aujourd'hui à la Brookings Institution et de Roger Ferguson, lui aussi ancien vice-président de la banque centrale américaine.

 

 

     ° 4/09 : Les Américains détiennent plus de 1 100 milliards de dollars d'actifs au Royaume-Uni, essentiellement sous forme d'actions de sociétés britanniques.  C'est donc la destination privilégiée des investisseurs américains. Le Canada arrive en deuxième position de leurs actifs en action ou en obligations, suivi par les îles Caïmans, un paradis fiscal où les grands groupes américains aiment bien implanter des filiales, pour réduire leurs impôts. N'offrant pas les mêmes facilités, le Japon et la France arrivent respectivement en quatrième et cinquième position des investissements américains à l'étranger. Et, contrairement à ce que l'on pourrait penser, la Chine arrive très loin derrière, en 17e position seulement. Quant à la Russie, elle n'apparaît pas avant le 28e rang de ce classement

 

     ° Le marché du travail reste trop peu dynamique. Les emplois offerts «  sont souvent des emplois peu rémunérés, dans le commerce de détail ou les services à la personne, et beaucoup sont à temps partiel et où les salaires horaires sont largement au-dessous de 20 dollars». Les entreprises qui embauchent appartiennent plutôt aux secteurs qui ne peuvent pas facilement augmenter les ventes sans embaucher. En général, ces secteurs versent des salaires plus bas qu’ailleurs. Depuis un an, le commerce de détail, la restauration, l’hôtellerie et les agences de travail temporaire ont alimenté plus de 40 % de la croissance de l’emploi. Beaucoup de ces contrats sont à temps partiel. Le nombre d’Américains ne travaillant pas à temps plein, qui a connu un pic pendant la récession, ne s’est pas beaucoup amélioré et a eu tendance à augmenter pendant une grande partie de cette année [8 millions d’Américains travaillent contre leur gré à temps partiel]. Certains signes montrent que les Américains sont de plus en plus frustrés par la situation de l’emploi et des salaires. Ces derniers jours, plusieurs centaines d’employés du secteur de la restauration rapide ont fait grève dans tout le pays pour protester contre les salaires de misère. Néanmoins, le taux de chômage a chuté à 7,4 %, son plus bas niveau depuis décembre 2008

                Parallèlement, le principal moteur de la croissance, la consommation des ménages aux Etats-Unis a montré vendredi de nouveaux signes de faiblesse sur fond de baisse des salaires, brouillant les pistes sur le calendrier du resserrement de la politique monétaire. Les dépenses de consommation des ménages ont grignoté seulement 0,1% en juillet, en rythme annualisé et en données corrigées des variations saisonnières, marquant une brutale décélération par rapport à l’avancée de 0,6% en juin, selon des données publiées vendredi par le département du Commerce. Les analystes ont dans l’ensemble été surpris par cette baisse d’intensité et s’attendaient à une meilleure résistance des dépenses, à +0,3%. Les chiffres de la croissance américaine publiés jeudi témoignaient déjà d’un tassement des dépenses des ménages. Au deuxième trimestre, elles n’avaient augmenté que de 1,8% contre 2,3% pendant les trois premiers mois de l’année.

                En juillet, le repli est particulièrement marqué pour la consommation des biens durables qui se replient de 0,2%, mettant fin à quatre mois de progression successifs. «Cela reflète très probablement l’impact sur les ventes de voitures de l’augmentation des taux de financement» qui sont récemment repartis à la hausse aux Etats-Unis, avance Chris Low de FTN Financial.

                Les ménages auraient pu être encouragés par une faible inflation en juillet (+0,1% sur un mois) mais leurs ardeurs consommatrices ont été refroidies par l’évolution de leurs revenus: ils ont décéléré en juillet pour ne progresser que de 0,1% contre 0,3% le mois précédent, selon les données du département du Commerce. Les salaires et rémunérations ont été les plus affectés et ont même reculé en juillet (-0,3%) pour la première fois depuis janvier.

                Jeudi, des milliers d’employés de chaîne de restauration rapide se sont mis en grève aux Etats-Unis pour réclamer le doublement de leur rémunération actuelle, souvent calquée sur le salaire minimum (7,25 dollars de l’heure).

Le projet du président Barack Obama de faire porter ce chiffre à 9 dollars se heurte à l’opposition du Congrès contre 7,25 dollars de l’heure actuellement. Par ailleurs, des milliers d’employés de chaîne de restauration rapide se sont mis en grève aux Etats-Unis pour réclamer le doublement de leur rémunération actuelle

                «Les faibles dépenses de consommation en juillet marquent un mauvais départ pour le (troisième, ndr) trimestre tandis que la faible progression des revenus suggère qu’il ne faut pas s’attendre à une amélioration prochaine», souligne Chris Low.

 

        ° Sous mandat d’arrêt international délivré par les Etats-Unis depuis le 14 août, la police espagnole a arrêté Martin-Artajo Rueda qui est accusé d’avoir falsifié les comptes de la première banque américaine dont le but est de masquer la faillite de leur unité. Il a agit sous le compte de son ex-responsable, le français Julien Grout qui était en charge de la préparation des bilans internes quotidiens sur les pertes et profits dans les dérivés de crédits de son service, notamment sur les positions prises par son supérieur direct Bruno Iksil. Apparemment, l’espagnol Martin-Artajo Rueda aurait fait pression sur ses supérieurs afin de ne pas faire apparaître les pertes évaluées à six milliards de dollars (qualifié d’affaires de Baleine de Londres) dans les documents transmis à la hiérarchie. 

 

   ° Un autre français Fabrice Tourre surnome « Fab-le-fabuleux » est impliqué dans la crise des « subprimes » de 2008. Diplômé de l’école Centrale en France et de l’université américaine de Stanford est redevenu étudiant à l’université de Chicago, après avoir un temps travaillé dans l’humanitaire au Rwanda, ce géni de la finance et de l’humanitaire est accusé de fraude fondée « sur des dérivés d’emprunts immobiliers en 2007 à risque et baptisé «Abacus». Sans préciser par la suite aux acheteurs que le fonds spéculatif Paulson en avait influencé le contenu et spéculait à la baisse dessus ». Parmi ces acheteurs, figuraient notamment la banque IKB, première victime en Allemagne de la crise des subprimes, et sa consoeur néerlandaise, ABN Amro.  Son ex-employeur Goldman Sachs poursuivie aussi s’est acquitté de la bagatelle de 550 millions de dollars pour solder à l’amiable les poursuites à son encontre. 

 

 

* France : Trente-quatre plans d’action, qui expriment la «Nouvelle France industrielle», sont présentés à l’Elysée par le président de la République François Hollande, avec le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg et en présence de plusieurs autres ministres. A travers ce programme, la France, forte d’une tradition d’ingénieurs et d’inventeurs, mais dont l’industrie a décliné depuis des années, veut retrouver une place majeure dans les grands pays industriels à horizon de dix ans et conquérir des positions fortes en créant les objets du futur.

   

      «Ces 34 plans ont pour but de nous repositionner dans la mondialisation et de nous rendre plus forts, en mettant beaucoup de moyens : nos ressources technologiques, industrielles, économiques, humaines, financières», a expliqué Montebourg, ministre du Redressement productif.

L’État interviendra à travers la législation, les moyens fiscaux, les commandes, mais aussi avec des financements publics comme le plan d’investissements d’avenir. Au total, 3,7 milliards d’euros d’argent public pourraient être consacrés aux plans, avec l’objectif que l’investissement privé prenne le relais à un niveau supérieur. «Il ne faut pas considérer que ça coûte beaucoup parce qu’en vérité, l’essentiel sera financé par l’investissement privé», a précisé Arnaud Montebourg. «Pour un euro d’argent public prêté, pas subventionné mais prêté, nous espérons en recueillir dix fois plus», a-t-il ajouté.

Trois grand axes stratégiques seront définis par le président de la République : la transition énergétique et environnementale, la santé et le numérique. Les plans doivent permettre à terme d’augmenter la part de l’industrie dans le produit intérieur brut français et les emplois.

Quelque 80% de ces «plans de reconquête industrielle» sont des projets issus des filières et l’Etat a pris «la décision de les porter, de les réunir, de les ordonner et de les financer», a souligné Arnaud Montebourg. Certains des projets étaient déjà lancés au sein des filières comme la voiture consommant2 litres aux 100 km ou le «TGV du futur». Les 34 plans couvrent un vaste éventail de secteurs : transports (véhicule sans pilote, avion électrique), textile, bois, chimie verte, réseaux électriques, numérique, robotique, biotechnologies médicales, nano-électronique, objets connectés, etc.

 

     Réagissant à ce plan, David Thesmar (Professeur à HEC) déclare que « lorsque l’on cible 34 priorités, on ne cible rien en réalité, on saupoudre. Tout devient alors une priorité, c'est-à-dire rien, et ce d’autant plus que l’on opère à budget contraint. Tout cela montre bien une absence de véritable doctrine pour l'avenir ». Pour lui, le gouvernement apparaît comme «créationniste de l’économie qui pense qu’il peut déterminer lui-même les secteurs phare qui feront la France de demain…. Or l’économie mondialisée et ouverte dans laquelle on vit aujourd’hui a un côté bien plus darwinien. On peut le regretter mais c’est comme ça ». « Ce que je reproche finalement au gouvernement, c’est de ne pas dire clairement que l’industrie de demain n’aura plus rien à voir avec celle d’ajourd’hui, que les usines du futur ne comporteront plus aucun ouvrier mais uniquement des ingénieurs programmant des robots. Et il y en aura de plus en plus avec des relocalisations et un mouvement de «reshoring» des entreprises. Mais le gros de la création de valeur et surtout d’emplois viendra des services et non de l’industrie » a déclaré le professeur Thesmer.

 

 

* CNUCED et OMC : Deux fortes personnalités à la tête de deux grandes institutions internationales : Le Kenyan Mukhisa Kituyi prend ce dimanche 1er septembre ses fonctions à la tête de la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) (Mukhisa était Ministre du Commerce et de l’Industrie entre 2002 et 2007, puis président des Conseils des Ministres de s Pays ACP). Créer en 1964, la CNUCED était en charge d’intérgrer les économie en développement dans le commerce mondiale. Malheureusement, son action s’est affaiblité avec la création de l’OMC en 1995 fondée sur des bases beaucoup plus libérales, voire ultralibérales, de développement par le libre jeu du marché, a rapidement pris le pas sur la Cnuced.

           Aussi, L'Organisation mondiale du commerce change de tête. Le  Samedi 31 août, le Français Pascal Lamy a laissé sa place à Roberto Azevedo, un diplomate brésilien de 55 ans. Le nouveau directeur général va devoir relancer le cycle de Doha. Malgré tous ses efforts Pascal Lamy n'y est pas parvenu. Depuis plus de dix ans maintenant, les négociations piétinent. Malgré un bilan mitigé à la tête de l’OMC, LAMY se justifie « Malgré une crise économique d'ampleur sans précédent, les pays en développement ont largement bénéficié de l'ouverture des échanges. Nous avons résisté à toute la vague de pressions protectionnistes depuis 2008. ».  La nomination d’un Brésilien à la tête de l'organisation peut être interprété comme un signal fort en direction des marchés émergents. Mais cela ne change pas vraiment l'ordre des choses. « Les pouvoirs d'un directeur général de l'OMC sont assez limités. Ce sont les pays membres qui décident au final et au delà de la valeur symbolique il n'y a pas d'autre signification ». Roberto Azevedo a toutefois rappelé son intention de réveiller le cycle de Doha.Pour soutenir les pays pauvres, Roberto Azevedo a prévu un plan nommé « Aide pour le commerce », destiné à faciliter leur intégration dans le commerce mondial

 

 

* Afrique de l'Est:  L'une des principales lignes de chemin de fer d'Afrique de l'Est, celle qui relie sur 1 800 kilomètres la Zambie au port tanzanien de Dar es Salaam est à l’arrêt depuis le 23 août. Cause : grève des employés pour licenciement de non respect des procédures de grève

 

 

 

 

*Egypte : Malgré les troubles politiques et sociales qui secouent le pays, les occasions d’achat et de vente entre les géants sont au pic de leur sommet. Le Total vient de racheter 66 stations de services en Egypte appartenant au géant pétrolier américain Chevron. Au mois de juin, Total a racheté toutes les stations de l’anglo-néerlandais Shell. Ces achats lui garantiront une part de marché de 14% derrière l’américain Exxon Mobil. L’Egypte va ainsi devenir la plus grosse filiale hors d’Europe de l’activité marketing et services (distribution de carburants) de Total, passant d’environ 70 stations actuellement à 218 avec les 85 de Shell et les 66 de Chevron, avec trois millions de tonnes de carburants vendus chaque année. Outre ses stations-services, Total exploite déjà en Egypte un dépôt pétrolier au nord du Caire et une usine de lubrifiants près d’Alexandrie. Il cherche également des hydrocarbures sur le permis offshore d’East El Burullus, en mer Méditerranée. Défendant sa stratégie, un responsable du groupe Total déclare : « «Nous sommes extrêmement vigilants sur la question de la sécurité, mais on a l’habitude de travailler dans des pays extrêmement sensibles dont on ne maîtrise pas toujours l’évolution du climat» politique et sécuritaire. 

 

* Accusations de Corruption Contre le Géant de l'Informatique : L’enquête pour corruption contre Microsoft prend une tournure internationale. Les incessantes révélations conduisent les enquêteurs dans une balade planétaire. Après les relations avec l’Italie et le Roumanie avec Microsoft, des informations Russes, Pakistanais révèlent l’existence des commissions occultes versées par le Géant de l’Informatique pour obtenir des contrats. A suivre….

 

* Zone Euro :

 

          ° La politique monétaire européenne peine encore à transmettre ses effets à l'économie réelle

Le 4 juillet, le président de la BCE, Mario Draghi a annoncé que les taux directeurs de la BCE resteraient bas"pour une période prolongée". C'est ce qu'on appelle la forward guidance, ou le "pilotage des anticipations".  Cette annonce fait suite à la décision de la FED en mai  Lorsqu'en mai la Fed de   stopper ses rachats massifs d'actifs. Du coup,  les investisseurs ont misé sur une remontée des taux américains à long terme. Et dans la foulée, sur celle des taux européens puisqu'en général le redémarrage du Vieux Continent suit de quelques mois celui des Etats-Unis.  Aussi, une remontée trop rapide des taux aurait pu replonger l'Espagne, le Portugal ou l'Italie dans la tourmente... Voilà pourquoi, afin de la stoppper net et de modifier les anticipations des marchés, M. Draghi s'est résolu à  annoncer qu'il ne changerait pas de politique avant des mois

L'ennui, c'est que la forward guidance n'a pas que des vertus. Le Président de la BCE va devoir faire comprendre  aux investisseurs que la forward guidance à l'européenne ne répliquera pas à la lettre celle des Etats-Unis.

       Une fois que l'institution de Francfort a suivi les pas de ses homologues américaine et britannique, les marchés attendent donc qu'elle annonce le taux de chômage cible (6,5 % pour la Fed, 7 % pour la BoE) à  partir duquel elle remontera ses taux."Sauf qu'en zone euro, où ce taux varie de 5,3 % à 26,9 % selon les pays, un tel objectif n'aurait aucun sens", En rappelant que contrairement à la Fed, le soutien à  l'emploi ne figure pas au mandat de la BCE. "Mais si elle ne le fait pas, elle pourrait se décrédibiliser aux yeux des marchés".

Autant dire que le défi de M. Draghi s'annonce délicat. S'il renonce à fixer un taux de chômage cible, il devra trouver d'autres outils permettant de donner des indications plus précises sur son calendrier. 

 

 

          ° Les chiffres publiés vendredi 30 août par l’office européen de statistiques Eurostat n’est pas réjouissant. Avec plus presque 19 millions de chômeurs (12,1%) et une croissance économique en berne, l’Europe doit réagir pour ne pas sombrer dans les cycles de la récession.

 

         ° Depuis avril dernier, le Luxembourg se plie aux directives européennes et américaines sur l’échange automatique d’informations bancaires et fiscales. La fin du règne du secret bancaire coïncide avec la fin d'une longue période de doute. Nous savons maintenant, et nos clients aussi, que le futur réside dans la transparence totale Avec une population de 500 000 habitants et plus de 2,4 trilliards d'euros d'actifs nets sous gestion, le Luxembourg est le premier centre fonds d'investissement de la zone euro et il occupe la deuxième place mondiale derrière les Etats-Unis. Le secteur de la banque privée gère près de 300 milliards d'euros et génère plus de 3 milliards d'euros de bénéfices annuel : C'est un hub international, innovant, régulé et reconnu. 

 

          ° L'Europe peut-elle s'en passer du FMI :  Le FMI et l’Europe, un bras de fer au poing fragile : après le sauvetage de la Grèce, du Portugal et de l’Irlande, l’Europe rechigne à faire appel au FMI pour le troisième tranche de financement de la Grèce que le FMI estime à 11 milliards d’euros et la Commission à 4 millions. Sauf que si l’Europe tente de s’en passer du FMI, le sauvetage des pays européens surendettés risque d’accroître le coût des emprunts de l’Europe qui affaiblirait sa notation internationale. La Troïka (FMI, Commission Européenne et Banque Centrale Européenne) réfléchisse sur le coup d’opportunité de l’intervention du FMI ou de l’intervention de l’Europe sans le FMI. A suivre….

 

          ° le samedi 7 septembre Vincent Bolloré (actionnaire principal de Vivendi) déclare sa candidature au poste du Président du groupe de média. Cette candidature soudaine intervient après que M. Bolloré se soit opposé au choix de Jean-René Fourtou, président du conseil de surveillance de Vivendi, de faire élire un dirigeant allemand, Thomas Rabe, pour succéder à l'actuel titulaire du poste, Jean-François Dubos. Le comité de nomination doit se réunir cette semaine avant une prise de décision prévue fin septembre.

 

* Economie Indienne

 

          ° 1/09 : Début de fonction houleuse pour le nouveau gouverneur de la Banque Centrale Indienne. Raghuram Rajan, 50 ans, un ancien chef économiste du Fonds monétaire international (FMI), célèbre pour avoir prédit la crise financière de 2008 succède à Duvvuri Subbarao, qui part à la retraite. Il va piloter la politique monétaire de la troisième puissance d’Asie, alors que cette dernière traverse sa plus grave crise financière depuis 1991. Etant donné l’agitation actuelle, les conditions économiques devraient encore se dégrader avant de s’améliorer», prévoit Daniel Martin, de Capital Economics. Rajan va devoir se concentrer sur la stabilisation de la roupie, en maintenant les taux d’intérêt à un niveau élevé, quitte à encore un peu plus freiner la croissance, avancent les économistes

 

          ° L’économie indienne n’est plus au beau fixe. Sa percée dans la technologie de pointe, la santé de luxe…qui a hissé l’Inde parmi les pays émergeant du 21ème siècle, la monnaie chute par rapport au dollar. La roupie indienne, qui ne cesse de perdre de sa valeur depuis plusieurs semaines, accélérait sa baisse, mercredi 29 août, lâchant plus de 3 % face au dollar américain. La devise indienne valait alors 68,60 roupies pour 1 dollar (91,17 pour 1 euro), contre 66,24 mardi soir à la clôture. Malgré l’annonce l’injection de 80 milliards de roupies dans l’économie indienne par la Banque de réserve de l’Inde afin d’acheter les obligations d’Etat à long terme, cela n’a pas suffit à calmer les marchés. L’effet escompté sera affaiblie car la chute d’une monnaie exige en pratique sa retrait pour créer de la rareté et ainsi, freiné son déclin. Cependant, l’offre de crédit ne serait pas assouplie par de telle mesure de retrait de la monnaie.  Cette situation a amplifié l’inflation (l’essence et quelques denrées alimentaires devenues trop chère). Les analystes amputent cette situation à la morosité de la conjoncture internationale accompagnée d’absences de réformes économiques et financières sérieuses et de corruptions à moins d’un an des élections législatives. Malgré la croissance économique à 5%, les cycles de la récession ne dessinent pas à l’horizon. Cependant, l’économie travers une grave sans précédentes après des années de croissance à deux chiffres. Pour rire, un internaute rapporte : « Si Newton était vivant aujourd'hui, il utiliserait la roupie pour démontrer la gravité : elle chute plus vite qu'une pomme. ». 

Après l'adoption par la Parlement d'un gigantesque plan d'aide alimentaire à deux tiers de la population (mardi), la roupie avait déjà dévissé alors que l'Inde affiche déjà un fort déficit. Ce programme portera à 19 milliards de dollars américains (14,2 milliards d'euros) le coût annuel de l'aide alimentaire. Le ministre des finances, Palaniappan Chidambaram, avait assuré que le pays pouvait assumer le coût de ce programme. "Nous avons fait nos comptes, il y a assez d'argent pour ce plan d'aide alimentaire" sans qu'il soit nécessaire d'abandonner l'objectif de déficit budgétaire, qui est de 4,8 % du PIB. Cependant, la critique houleuse envers le coût de ce programme ne cesse de s’amplifier. Aussi, les critiques  prévoient que ces subsides se perdront dans le réseau de distribution public d'aide alimentaire, notoirement corrompu. Ils y voient par ailleurs une mesure populiste, quelques mois avant les élections générales de mai 2014.

Outre ses problèmes intérieurs (déficit public élevé, croissance en berne, manque de confiance des investisseurs...), la roupie pâtit de l'annonce parla Réserve fédérale américaine d'un prochain ralentissement de ses achats d'actifs, qui alimente des mouvements de sortie de capitaux hors des pays émergents. Les investisseurs, souhaitant bénéficier de la remontée des taux d'intérêts aux Etats-Unis, rapatrient en effet massivement les sommes investies dans les pays émergents qui leur semblent présenter des fragilités structurelles.

 

* Chine : Alliée inconditionnelle de la Syrie, La Chine ne veut pas se retrouver avec un scénario libyen en Syrie. L'évacuation de 36 000 chinois travaillant en Libye au printemps 2011 est restée dans toutes les mémoires. La Chine a demandé à ses entreprises de se retirer provisoirement de Syrie

 

 

 

 

 


Croissance Inclusive en perspective dans la Région de COMESA (2013). C'est un projet intéressant qui soulève d'importantes problématiques car les défis à relever sont énormes.....
Projet d'Orientation sur la Croissance I[...]
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Perspectives de l'Economie Mondiale pour l'année 2013, OFCE
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