Plus d'Investissements et plus d'Intérêts pour l'Afrique

 

                                          Par la Rédaction du Site

 


     Avec près de 1 milliard de consommateurs et un taux de croissance de son économie qui devrait avoisiner les 6% au cours des cinq années à venir, l'Afrique cherche avant tout à accroître sa production et transformer ses taux de croissance élevés en développement économique et social. «Si le continent met en place des réformes économiques, politiques et sociales il est fort probable que plusieurs de ces économies suivent le même développement que certains des marchés asiatiques et autres marchés à croissance rapide au cours des 30 dernières années. D’ici les années 2040, nous sommes convaincus que des pays tels que le Nigeria, le Ghana, l’Angola, l’Égypte, l’Éthiopie et l’Afrique du Sud seront considérés comme des moteurs de croissance de l’économie mondiale», a déclaré Stéphane Baller, associé responsable de l’activité Pays émergents d’EY, cité par le communiqué.

 

            Selon, la revue fDi, une publication spécialisée duFinancial Times dédiée au classement des pays les plus attractifs en termes d'investissements directs à l'étranger (IDE), vient d'établir le classement des dix pays africains les plus attractifs dans une étude intitulée "African countries of the future 2013/2014". On retrouve :

          1. Afrique du Sud

          2. Maroc

          3. Maurice

          4. Égypte (dont le statut devrait changer après les récents événements)

          5. Kenya

          6. Ghana

          7. Nigeria

          8. Botswana

          9. Tunisie

         10. Namibie

 

            Globalement, l’Afrique intéresse de plus en plus les investisseurs et ce continent s’arroge depuis cinq ans une part croissante des investissements directs étrangers dans le monde, principalement du fait des pays émergents, indique mercredi une étude. La part des investissement directs étrangers (Ide) mondiaux accueillis par le continent africain est passée de 3,2% en 2007 à 5,6% en 2012, constate le troisième baromètre du cabinet d’audit EY (précédemment Ernst and Young) sur l’attractivité de l’Afrique, dont les résultats ont été communiqués mercredi à l’AFP.

            «L’investissement des pays développés dans les projets d’Ide en Afrique a chuté de 20%. Si les projets d’Ide en provenance du Royaume-Uni ont augmenté (de 9% par an), ceux des Etats-Unis et de la France (les deux autres grands marchés développés investisseurs en Afrique) ont considérablement diminué», précise EY. «Cette baisse est compensée par les investissements des marchés émergents qui ont une nouvelle fois augmenté en 2012, comme les trois années précédentes» explique le cabinet.

            Depuis 2007, les projets d’Ide en provenance des marchés émergents en Afrique ont augmenté de plus de 21% au total. Les plus grands investisseurs des marchés émergents sont l’Inde (237 projets), l’Afrique du Sud (235), la Chine (152), le Kenya (113), le Nigeria (78), l’Arabie Saoudite (56) et la Corée du Sud (57), précise EY.Sur la même période l’investissement intra-africain a augmenté de 33%.

            L’investissement en Afrique du nord a largement stagné, les projets d’Ide en Afrique sub-saharienne ont augmenté de l’ordre de 22% au total depuis 2007.

            «La grande majorité des répondants considère l’Afrique du Sud comme le pays africain le plus attractif pour investir», indiquent les auteurs de l’enquête dans un communiqué. Suivent le Maroc, le Nigeria, l’Egypte et le Kenya.

            «Le secteur minier et des métaux est toujours perçu par les répondants à l’enquête comme celui présentant le plus grand potentiel de croissance en Afrique (bien que le nombre des répondants en accord avec cela est en diminution constante)», constate l’étude.

            L’intérêt pour les projets d’infrastructure en Afrique augmente nettement, avec 21% des répondants les identifiant comme un secteur de croissance contre 14% l’année dernière et seulement 4% en 2011. Les autres secteurs où un changement notable s’est produit sont les technologies de l’information et de la communication (14%, contre 8% l’année dernière), les services financiers (13% contre 6% l’an dernier), et l’éducation (qui est passée de 0 à 10% cette année).