Bienvenue dans la Rubrique « Partenaires au Développement »

 

 

            Les principaux partenaires au développement de la République de Djibouti seront présentés dans cette rubrique. Pour information, il est difficile de distinguer entre les notions de Bilatérale et Multilatérale car certains pays ne participent pas directement au développement car ils préfèrent contribuer à travers une organisation. De fait, ces notions (Bilatérale et Multilatéral) permettent seulement de cibler le Pays Partenaire ou l’Organisation Partenaire. Progressivement et avec une Diplomatie parfaitement incorporée, ces notions s’effaceront du vocabulaire international en faveurs des termes adéquats aux critères d’internationalisation ou de mondialisation.

 

            Par ailleurs, la contribution des Pays ou de Groupes de Pays (Organisation Internationale) passe principalement par l’apport financier (financement direct des projets, financement d’expertises internationales…..). L’apport en nature relève d’un Don. En complément à ce volet (mobilisation des ressources financières), la diplomatie comprend un autre volet : « Sécurité et Défense ». C’est un volet spécifique de la Coopération puisque le Développement repose la Sécurité et la Paix (indispensable à l’investissement étranger et aux apports des capitaux).

 

            Pour le volume de l’aide à titre d’illustrations, la Conférence de Monterrey (2002) et la Conférence de Doha sur le financement du développement (2008), le Communiqué du G8 à Gleneagles constituent des références en faveur de l’augmentation de l’aide à l’Afrique

Pour ce qui est de l’efficacité de l’aide, l’on peut souligner le 1er Forum de Haut Niveau sur l'Harmonisation (Rome, février 2003), le 2ème Forum de Haut Niveau sur l'efficacité de l’aide (Paris, février – mars 2005) et le 3ème Forum de Haut Niveau sur l'efficacité de l’aide (Accra, septembre 2008) qui ont amené la communauté internationale à prendre des engagements en matière d’APD

           

Le volume de l’aide qui s’est élevé à 64.5 millions de dollars US (soit 11.416 millions FD) représentait 12% du PIB en 1999. Après une baisse notable à la fin de la décennie, il a augmenté de 4.5% du PIB en 2003 à 10.8% en 2007 et 12% en 2009 dans un contexte d’amélioration générale des performances économiques du pays.

           

En outre, l’APD s’est accrue parallèlement à un afflux sans précédent des investissements extérieurs directs (IED) qui est passé de 14% du PIB en 2004 à 41%-43% du PIB entre 2008-2010 et d’un effort constant de mobilisation de l’épargne intérieure (environ 20% du PIB entre 2004 et 2006 pour n’enregistrer un infléchissement qu’en  2010).

          

  Malgré la tendance à la baisse affichée, l’APD continue de contribuer pour une part importante au budget d’investissement public et constitue l’essentiel du Programme des Investissements Publics (PIP) ; chiffrée à 86% en 2002, il se situe à 65% en 2008 et a représenté une moyenne annuelle de 75% entre 2002 et 2010 [une moyenne annuelle de 68% sur la période étudiée 2004-2008].

           

L’APD au cours de la période provient des sources suivantes : les bilatéraux, les multilatéraux et de manière marginale des ONG. Un fait notable qui mérite d’être relevé est l’importance grandissante de l’assistance des pays en développement, en particulier celle du monde arabe dans le volume de l’aide apportée au pays.

            Le nombre PTF s’est diversifié aussi bien au niveau des bilatéraux que des multilatéraux. Pour autant, un renversement de tendance est observée par rapport au passé avec une prédominance nette des partenaires multilatéraux sur les partenaires bilatéraux sur les plans de l’effectif, de la contribution à l’aide et de la structure de l’aide (dons et prêts).

 

  • 15 partenaires multilatéraux : IDA, FED, FADES, BAD, SNU, Fonds Mondial, BID, OPEP, ACBF, PNUD, UNICEF, FIDA, FNUAP, OMS, FEM et ONUDI dont 9 du Système des Nations Unies / SNU (PNUD, UNICEF, FIDA, FNUAP, OMS, FEM,PAM,FAO et ONUDI) ;
  • une dizaine de partenaires bilatéraux principaux comptant 4 donneurs traditionnels du CAD-OCDE (France, Italie, Japon et USA) et six donneurs non classiques « émergents » dont trois du monde arabe (Arabie Saoudite, Emirats Arabes Unis, Koweit, la Chine, l’Inde et l’Iran) ;
  • il est à noter que la coopération avec le monde arabe compte, outre quelques organisations multilatérales, au moins 11 pays parmi lesquels figurent entre autres Qatar, Oman, Maroc, Libye, Yémen, Soudan, Egypte et Tunisie.
  • NB :    Malgré le caractère secondaire et parfois marginale de cette assistance de la plupart de ces pays du monde arabe, elle n’en demeure pas moins très efficace au plan de l’alignement et de l’efficience.
  • Il faut souligner (i) le nombre très limité de donneurs classiques opérant dans le pays et (ii) l’omission d’une partie des pays donateurs du Sud (Cuba, Turquie, etc.) et du Nord (Islande).
  • à propos des ONG, les données ne sont disponibles qu’à de rares exceptions près (à titre d’exemples, Bender Djedid, El Birr, ADPF, AM Enfant, etc.). Par ailleurs, il faudrait un traitement spécial pour éviter un double enregistrement, à savoir le comptage au niveau de l’APD du donneur et celui opéré au niveau de l’ONG.

 

 

            Huit agences de coopération multilatérale et 9 organisation du SNU assurent plus de 71% de l’assistance multilatérale dans l’ordre d’importance de l’apport (IDA, FED, FADES, BAD, SNU, Fonds Mondial, BID, OPEP, ACBF et SNU). Les 29% restants sont fournis par les donneurs bilatéraux avec en tête les USA suivis du Koweit, de la France, de la Chine, de l’Arabie Saoudite, du Japon, d’Abu Dhabi et de façon marginale par l’Iran et l’Inde

 

 La Rédaction du Site