L’évolution de la Vie Politique depuis l’indépendance :

                                                               Une histoire à Trois Vies Politiques

 

 

 

 

         A) Une histoire contrastée mais réformée….

 

         Accédant à la souveraineté nationale le 27 juin 1977, la République de Djibouti a connu trois périodes politiquement bien distinctes. La première période (1977-1989) dite de « Stabilité et Instauration des Organes Institutionnels d’un Etat Indépendant ». Cette période sera fondamentale pour les années à venir en matière de représentativité de diverses tendances d’opinions politiques et communautaire et d’exercice du pouvoir par le législatif (organe de contrôle de l’exécutif).

 

         Par la suite, la consolidation des institutions étatiques a été complétée dans la décennie suivante (1990-1999), dite de « Reconfiguration du Paysage Politique et de Transition ». Ainsi, l’histoire politique retiendra deux fais majeurs dans la deuxième période : - conflit armé (1991-2001) et – le discours de la Baule relative à l’instauration de la Démocratie en Afrique (1992). Evidemment, ces événements reconfigureront le paysage politique afin de préparer un avenir politique stable et un développement économique adéquat.

 

         Enfin, la troisième période (2000- 2010) sera qualifiée de période de « Gouvernance Démocratique ». Cette période sera axée davantage sur la participation locale, représentation de la société civile, contrôle renforcé de l’Etat et des élections conformément à l’applications des Traitées et Conventions Internationales relatifs au Domaine Politique et à la Gestion de la Chose publique.

 

 

 

        B)  Une avancée significative et soutenue

 

      L’existence du système du parti unique n’empêchera pas l’organisation des élections législatives et présidentielles (1981) et la stabilité politique dans la première période. Dans un esprit de continuité, les deux lois en Vigueur depuis l’indépendance seront remplacées par une nouvelle Constitution en 1992 qui repose globalement sur les principes de Droit de l’Homme d’une part et, instaure un régime politique de type présidentiel et le Multipartisme (loi 01/AN/92), d’autre part. Politiquement, la troisième période (2000-2010) repose sur le renforcement des acquis constitutionnels de la décennie précédente avec la révision constitutionnelle - de 2009 pour la consolidation de l’Etat de droit avec l’abolition de la peine de mort et de - de 2009 et 2011 pour la limitation du nombre de mandats du Président de la République (2012). A l’échelle nationale, une importante Consultation Electorale s’est tenue avec les Elections Législatives de Mars 2008. De même, les Elections Régionales Multipartismes d’avril 2006 avaient engagé la participation des populations locales, accru la visibilité du rôle des femmes et dynamisé ainsi la vie politique locale. Durant cette période, le paysage institutionnel djiboutien est resté relativement stable. Le mandat des conseilleurs municipaux et régionaux, expiré en mars 2011 et prolongé à 2011, a permis au parti de l’opposition de remporter en 2012 la majorité des sièges communaux au sein de la Ville de Djibouti. Le pourcentage des sièges parlementaires détenus par des femmes a légèrement progressé, passant de 11% à 14% entre 2003 et 2008 et trois portefeuilles ministériels (un ministère et deux secrétariats d’Etat)  sont maintenant dirigés par des femmes. Aussi, le rôle politique de la femme Djiboutienne est porté  au niveau de la représentation internationale avec la nomination d’une femme ambassadeur (2011). A l’exception de la création d’un nouveau poste dans la région d’Arta, le découpage administratif est resté inchangé. L’élection législative de l’année 2013 a affiché une participative massive de l’électorat. L’opposition représentée par l’USN a remporté la totalité des sièges parlementaires prévus en faveur de l’opposition par la Constitution (20%).

 

 

 

         C) Cependant des défis restes à relever

 

         Par continuité des reformes politiques entreprises dans la troisième décennie, la quatrième décennie (2011 – 2020 devrait être marquée par le renforcement de la démocratie politique et, particulièrement, le rôle politique des régions au niveau national et international à travers la déconcentration des services publics. Aussi, l’apparition d’un pluralisme de média nationaux sera impulsée par la dynamique de la continuité. Enfin, le dialogue politique débuté le 15 août 2013 prouve la maturité de la démocratie à Djibouti car les deux partis USN et UMP s’engagent à trouver un accord politique suite à la mésentente post-électoral de 2013.

 

 

                                                                                  La Rédaction du site