Des effluves à la beauté : Paris, ville lumière….

 

                                                   Note de la Rédaction du Site

 

         La capitale française sera la troisième destination au monde, selon le classement 2013 établis par MasterCard. Près de 14 millions de visiteurs étrangers sont attendus à Paris et devraient engendrer 11 milliards d’euros de dépenses. Si les visiteurs afflux, la raison tient d’abord à la beauté de la ville et, ensuite, à ses superbes Châteaux et monuments historiques. Pourtant, la ville de Paris a bel et bien traversé une période sombre de son histoire.

 

 

1) Paris : Une ville sale jusqu’à la moitié du 18ème siècle….

 

            Comment Paris est devenue une ville propre ? Actuellement, la Ville de Paris représente la deuxième ville touristique du monde après (classement de Paris parmi les villes touristiques). Le choix d’analyser Paris contrairement à d’autres villes du monde est très atypique. La Ville de Paris est passée de la ville la plus sale à la ville la plus propre et la plus visitée. Ce sont ces deux extrêmes qui font l’originalité de l’évolution de la Ville de Paris.

           

            Question : Quelles sont  raisons et les méthodes de cette profonde transformation ? Tout d’abord, les raisons qui ont motivée les actions de propretés sont nombreuses : les déchets ménagers se retrouvaient sur la voie publique ou dans les fossés au point où la « Ville Lumière » qui a traversé le siècle de lumière ne brillait pas de propreté, les intellectuels désertaient souvent la capitale pour se réfugié dans les provinces….. Les odeurs nauséabondes empestées la ville et les alentours au point où la ville a mérité un salut prestigieux de Rousseau en 1750 « Adieu, ville de boue ». Salutation complétée par la formule de Mercier à partir de 1750 « En général, le Parisien vit dans la Crasse ». Pourtant, les initiatives envers le nettoyage de la Ville ont été nombreuses. Depuis le 12ème siècle jusqu’au 18ème siècle, les ordonnances et les taxes débordées au même titre que les déchets sur la voie publique. Malheureusement, le mécontentement du peuple mettait un terme prématuré à chaque Ordonnance. Voilà le quotidien des Parisiens jusqu’à la moitié du 18ème siècle.

 

2) Des ordures à la Poubelle : « Paris, Ville Propre »…..

 

            Les ordonnances et les taxes n’ayant pas suffit, il fallait s’attaquer réellement au vrai problème : le comportement des Parisiens. En 1883, un jeune préfet d’un arrondissement de Paris (Seine) au nom d’Eugène Poubelle va obliger tous les parisiens à disposer d’une boîte à ordure (qualifiée plus tard de poubelle) chez soi ou devant leur maison. Ensuite, un système de ramassage de la boîte se met en place. Cependant, ce système n’était donnait pas les résultats escomptés. Car le problème des ordures n’était pas résolu mais seulement déplacé. Les ordures ramassées seront déposées aux alentours de la ville dans des voiries qui recevaient non seulement les déchets solides mais, aussi, liquides. Les odeurs n’étaient plus urbaines mais périurbaines. La fermentation des ordures produisait des engrais utiles pour les agriculteurs et les maraîchers.

 

            Au fil du temps, la quantité d’ordure dépassa largement la demande d’engrais des agricultures car l’extension des villes engendrait davantage d’ordures. Face à la recrudescence des ordures ramassées et aux dépôts sauvage, les collectivités territoriales en charge du ramassage vont réagir en séparant efficacement les déchets solides et les déchets liquides. Vers la fin du 19ème siècle, cette question des déchets solides et liquide sera définitivement scellée grâce à l’ingéniosité de Belgrand. Celui-ci mettra en place le réseau d'égouts qui permettra d'évacuer, hors de Paris, toutes les eaux vannes vers une station d’épuration où les eaux usées sont nettoyées avant d'être rejetées dans la Seine. Pour les déchets solides, les collectivités ont mis en place des lieux de stockage agrées qui feront l’objet par la suite de tout un système de valorisation des déchets par le recyclage, le compostage ou l'incinération propre

3) Changement dans le comportement des citoyens

 

            Le comportement des citoyens a contribué à l’efficacité de l’organisation de la Collecte. L’ingéniosité de l’homme et la citoyenneté de l’individu ont permis aux ordures d’avoir plusieurs vies. A peine déchargée, les ordures font l’objet d’un processus d’industrialisation étonnement fulgurant à une période éloignée des siècles des Lumières. Les ordures sont transformées en énergies (permettra de faire tourner des centrales polluant ainsi l’environnement) et en matières premières revendues aux consommateurs (futures ordures). En définitive, l’ingéniosité de l’homme peut-elle affirmer sans ambiguïté que la question des Ordures est définitivement résolue. Transformées ou pas, les ordures existent toujours. La Poubelle a encore de l’avenir (radieux ou pas)…Et si ce ne sont plus les odeurs des déchets qui empestent actuellement la Ville de Paris, la pollution atmosphérique cache encore ses odeurs et ses répercussions sur la santé des parisiens.